the end

présentée
du 14 > 28 mai 1997

photographe anglais

Victor Burgin travaille à l'élaboration d'une esthétique de l'hybridation. Il s'intéresse aux images pour la façon dont on s'en souvient, dont on les associe entre elles. Comme le rêve, son oeuvre mêle transparence et opacité, associant des images tirées du réél à des images mentales - souvenirs de scènes vécues, réminiscences de la mémoire collective, fantasmes...

Cette hybridation trouve un moyen d'expression privilégié dans la manipulation d'images électroniques. Son dernier travail, "The End", décline en six versions différentes des combinaisons de mêmes éléments : un tunnel à San Francisco, une rue détruite de Beyrouth et un baiser amoureux.

Burgin compose avec les medias, alliant l'effet de fondu enchainé du cinema l'aspect érodé des vieilles photographies, la trame de la vidéo et l'assemblage par numérisation des images.

L'ordinateur avec sa capacité à faire entrer en collision les images, est en parfaite adéquation avec le propos de l'artiste : fournir des images, des restes de mémoire qui s'entrelacent avec le réalité historique... répétition du même, sans cesse réagencé.

avec l'aimable concours de la galerie Durand-Dessert et de la Biennale Internationale de l'Image de Nancy.