nox

présentée
du 16 novembre > 23 décembre 1999

En 1979, Dieter Appelt se concentre entièrement à son travail : "fixer dans la photo sa propre mortalité, sa vulnérabilité et sa faculté de transformation. Alors que les photographies des années soixante et soixante-dix étaient souvent utilisées comme un moyen pour illustrer de manière imagée des auto-explorations artistiques mises en scène, des actions et des performances, c'est exactement l'inverse qui se produit dans le travail de Dieter Appelt. Le geste théâtral, effectué loin des spectateurs et des autres acteurs, a ici pour première mission de transposer dans l'image de devenir visible comme photographie. Son corps sert ici à Appelt de matériel sculptural, de réservoir pour la création artistique. Dans des travaux comme "La tâche que fait le souffle sur le miroir (1977)"; dans les photographies comme "La source" (1980), il réintègre dans la nature l'homme qui, à l'ère de la reproductibilité technique, parait échapper à tous les liens cosmiques, en exposant sans protection la créature nue aux forces du vent, de l'eau, de la terre et du soleil. et en confrontant à des matériaux comme le bois, la pierre, la cendre et l'huile.
[...]
Le caractère magique de ces séries d'images est encore accentué par la perfection technique des photographies, par leur piqué extrême. On dirait que le média photographique, le temps de la vie se dessèche pour se rapprocher des espaces temporels de la nature archaïque, et s'y abandonner. Dieter Appelt crée ainsi une images marquante exprimant l'espoir qu'il soit possible de défaire un jour les chaînes de sa propre existence."
Annette Tietenberg

Exposition présentée en partenariat avec le Centre Culturel André Malraux de Vandoeuvre et avec le concours du Goethe Institut de Nancy.

Fotokunst, réalisée par l'Institut pour les Relations Culturelles de Stuttgart.
Fotokunst, conçue par Wulf Herzogenrath.

séquence nox, 2/3, 1992, (41 x 56 cm)