Le Trombinoscope

présentée
du 30 mars > 24 avril 1999

L'oeil, cet organe éclatant de présence nous livre parfois la représentation des mouvements secrets de l'âme en nous conduisant vers d'indicibles sensations.
De toute provenance, son iris est toujours enveloppé de blanc.
Le rejet de différence entre les hommes vient sans doute de leur incapacité à se regarder dans le blanc de l'oeil.
Nous sommes tous investis d'un visage.
Certains se retrouvent qualifiés de beaux ou de laids.
Que voit-on, si ce n'est pas ce que l'on décide de voir, au moment de cette décision.
Avec l'effacement ne reste que l'image et sa panoplie de sentiments.
Dans l'unicité se perpétue une multitude de possibilités d'être.
L'homme si évolué colle à la surface, à l'apparence.
En oubliant les croisements qui le constituent, il se donne le droit de décerner ou non un visa à un visage étranger !
En refusant l'autre, il ignore qu'un miroir s'éteint, qu'un reflet de sa mémoire disparaît.

travail réalisé à l'école de l'image d'Epinal, avec la participation des étudiants - novembre 1998, janvier 1999