ciel ! la terre

présentée
du 12 janvier au 09 février 2002.

conférence le 09 février à 15h.

"L'œil ici et par moments se saisit de l'aquarelle légère, du lavis aussi de cette terre, et de ce sel aux variétés profanes. Parfois peut apparaître une tropicale et primitive lumière, mais afin que personne ne se trompe sur la véritable image il y a nécessité à dire qu'il s'agit de terre, d'éclatement lointain venu s'acclimater dans de nouvelles contrées. Par moments vêtue d'ombres d'émeraude une voie naturelle s'ouvre, acceptons donc ce que la photo largement suggère.
L'œil ici a devoir de se souvenir d'une autre existence. On nous propose ici de nous perdre encore davantage dans une étrange histoire parfois d'un champ de bataille conservé dans un englouti et qui soudain resurgit comme le spectre d'Hamlet.
Dire cela n'a rien d'aventurier, car ce sont les photos elles-mêmes qui sont porteuses de ce récit revenu des larges voyages et de leurs considérables songes matinaux.
Oui ces photos-là, laissent des impressions et des suites d'émotions. Des impressions qui donnent naissance à des conséquences éternelles.
Ne serions-nous pas en face d'un monde qui se fabrique, d'une réexpédition éblouissante et révélée, le bandeau des yeux aussitôt retiré?
Il semble que l'œil quelque part désire conjuguer cette trace de sel, ce récit satin d'une aventure engloutie. Cette aigrette de lumière, cet abîme venant au jour nous conter les réservoirs de notre imagination.
Commence alors l'existence volontaire du regard et de ses soubresauts, de ses triomphes et parfois de ses véritables défaites.
J'observe ce dessin organisé dans une substance de sel, et par endroits gommé par l'eau, puis savamment repoussée par un vent, cette partie qui se voulait discrète entend encore palpiter."

Jacques Bioulès, le 1er mars 2001.
Extrait du texte "le festin des yeux"


Marc Heller
Vit et travaille à Aix en Provence

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