| les catacombes, 1820 - 1910 présentée du 28 mai au 21 juin 2003 exposition réalisée par les archives photographiques, médiathèque de l'architecture et du patrimoine, ministère de la culture et de la communication Exposition en partenariat avec le CNRS et le 8ème Festival du Film du Chercheur. Biographie de Félix Nadar (1820/1910) Fils d'un imprimeur lyonnais, Nadar mène à Paris la vie de bohème des jeunes romantiques. Il publie des critiques dramatiques, des contes et signe rapidement de son pseudonyme Nadar. A partir de 1846, il propose des caricatures aux journaux satiriques dans lesquels il écrit. Il lance alors sa "Galerie des gens de lettres" qui deviendra le fameux "Panthéon Nadar" publié en 1854. L'année précédente, en 1853, Félix a offert à son frère Adrien des leçons de photographie auprès du maître Gustave Le Gray. Félix s'adonne lui aussi à cette pratique et réalise ses premiers portraits au printemps 1854 avant de venir apporter son soutien à Adrien qui a du mal à lancer son entreprise. Les deux frères produisent alors une série de "Figures d'expression de Charles Deburau en Pierrot" qui remporte un vif succès à l'Exposition Universelle de 1855. S'ensuit une dispute entre les deux frères. Adrien, qui signe Nadar jeune, veut poursuivre seul mais Félix lui intente un procès en mars 1856 qu'il gagne en décembre 1857 pour récupérer l'usage exclusif de son pseudonyme. Félix, qui a trouvé dans la photographie un nouveau champ d'expérimentation, poursuit dans cette voie. Il souhaite traduire la "ressemblance intime" des figures de la bohême et du romantisme. Défilent ainsi dans son atelier: Baudelaire, Nerval, Dumas, Gautier, Rossini, Berlioz. En 1859, l'engouement pour le "portrait carte de visite", selon la formule déposée par Disdéri, signe la fin de cette uvre artisanale. Nadar s'engage alors dans une production plus commerciale, s'installe somptueusement boulevard des Capucines, dans l'atelier laissé par Gustave Le Gray et édite ses "Figures contemporaines" en petit format. Nadar qui réalise encore quelques beaux portraits comme ceux de Sarah Bernhardt et de George Sand, se tourne vers d'autres défis techniques. Il réalise en 1858, depuis un ballon, une première vue aérienne au-dessus du Petit Clamart, photographie à la lumière électrique les catacombes (1862) puis les égouts de Paris (1864/1865). En 1886, il réalise enfin, en collaboration avec son fils Paul, l'interview d'Eugène Chevreul, à l'occasion du centenaire du célèbre chimiste. Les photographies prises à l'occasion de cet entretien sont publiées dans le Journal Illustré. Les Archives photographiques (Médiathèque de l'architecture et du Patrimoine) conservent le fonds d'Atelier de Félix Nadar (dont quelques plaques au collodion des années 1850), enrichi des productions de son fils Paul. Quelques sites pour continuer la visite... Archives photographiques Atelier Nadar Le fonds de l'atelier Nadar (portraits d'artistes, d'écrivains et d'hommes politiques des XIXe et XXe siècles) a été acquis par l'État en 1950. Dans la base Mémoire, sont visibles les célébrités photographiées par Félix et Paul Nadar et quelques grands reportages comme Le Voyage de Paul Nadar au Turkestan russe (reportage réalisé avec une pellicule Eastman Kodak). Autoportrait, Félix Nadar Exposition : Portraits de Félix Nadar ... Les grands portraits de Félix Nadar Nadar, l'un des plus importants portraitistes du Second Empire, sut fixer avec une finesse psychologique hors du commun ... L'histoire par l'image - Nadar |