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Alek Lindus
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Alek Lindus, née en 1965, en France, a suivi une formation artistique au Royaume-Uni et travaille aujourd’hui en Grèce. Son travail exprime une sensibilité singulière. Elle traverse les lieux, les paysages, pour en restituer des bribes d’histoires et l’âme des personnes passées avant elle. Il est question ici de poésie, d’errance esthétique et de souvenir. À travers l’Autre, Alek Lindus est la recherche d’elle-même, du puzzle de son histoire et de la construction de sa propre identité.
Alek Lindus développe au fil de ses voyages et de ses rencontres, une poétique visuelle inspirée. Son attention se fixe sur les paysages, les individus, les intérieurs et la nature de manière plus générale. Si elle peut paraître absente, la figure humaine est détectable par le biais de traces, d’objets ou de constructions. Ces indices deviennent les sujets mêmes du travail de Lindus. La disparition est une thématique qu’elle affectionne. Si l’homme s’est évaporé du cadre, sa mémoire, son histoire transparait dans les détails. Elle développe une poétique de l’errance où la figure humaine possède un caractère fantomatique. L’observation reflète l’absence. Elle disparaît et se confond avec les paysages.

Montana

Alek Lindus réalise une série de photographies lors de son séjour chez son père dans le Montana aux Etats-Unis. Les circonstances malheureuses de sa venue se dévoilent dans la série sobrement intitulée Montana. Son père, alors malade, lui demande de faire des images de la vie dans et autour de son ranch. Surprise par l’immensité et le vide des paysages, Lindus entrevoit une nouvelle manière d’envisager son travail. Equipée d’un Hasselblad 500 et d’un holga qu’elle ne quitte jamais, elle nous offre un portrait intime à la fois de la nature et de la sphère intime, familiale. D’un point de vue strictement technique, Lindus fut d’abord frustrée par l’incapacité de ses appareils à rendre de tels paysages, mais la contrainte technique s’est rapidement transformée en une chance de comprendre autrement ce qui l’entourait. Le défi est devenu intéressant et a dirigé la manière de trouver les prises – en recherchant quelque chose dans l’arrière plan pour équilibrer le grand vide devant. Un équilibre visuel présent avec Big Sky, où le cheval, le chien et le jeune homme apparaissent comme des points de repère dans l’espace. Les images prises avec le holga sont plus instinctives. La photographie se rapproche de l’immortalité parce qu’elle capture le temps aussi bien que la lumière et les « âmes ».

La photographe réalise également les portraits de son fils, qui l’accompagne lors de tous ses voyages, de son père, la compagne de ce dernier et les personnes qui travaillent avec les chevaux. Elle s’attache à la maison, son intérieur, ses objets. Je suis plus à l’aise en photographiant les intérieurs – même si j’ai aimé le défi du paysage -, j’aime la lumière, les objets et les arrangements qui révèlent les personnalités des gens qui y vivent. De manière plus générale, le corps dans le travail photographique d’Alek Lindus est une passerelle entre les espaces intérieurs et extérieurs. Elle s’attache à dresser un portrait à la fois intime et extime des personnes qu’elle rencontre et qu’elle choisit de photographier. La maison, le foyer, l’habitat, sont des éléments récurrents dans ses images, qui nous incitent à réfléchir aux rapports entre un individu et son intérieur, sa manière de l’habiter, son univers personnel.

Les photographies d’Alek Lindus sont comme les pages d’un journal intime visuel. Elle nous raconte les lieux, les rencontres, les émotions tendres et amères, qui, une fois rassemblées forment un portrait morcelé de l’artiste. Elle est à la recherche de sa propre identité et de sa propre mémoire. La photographie lui permet de fixer ce parcours méditatif et intérieur.

Julie Crenn.



Textes publiés sur le blog personnel d’Alek Lindus.
Echange avec Alek Lindus, janvier 2011.



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