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L’expression latine « Terra nullius », désigne une terre sans maitre, une terre vide.
Celle-ci peut cependant être habitée, mais ses habitants ne la cultivent pas.
Le principe de terra nullius fut invoqué lors de lacolonisation de l'Australie par les britanniques, afin de légitimer l’invasion du continent, considérant les indigènes, comme étant une race inférieure, vouée à devenir une infime partie de la population, voire à disparaitre.
Le 28 avril 1770, l’explorateur britannique James Cook déclare le continent Terra nullius. Cette déclaration va donner voie à la création d’une colonie pénitentiaire : entre 1788 et 1868, 165.000 condamnés britanniques sont envoyés par bateau vers ce nouveau continent.
Plus de deux siècles après, en 1992, suite à une bataille acharnée pour la reconnaissance des droits fonciers aborigènes, la Haute Cour d’Australie promulgue que le pays n'a jamais été terra nullius et invalide rétroactivement ce principe.
En 2012, l’Australie compte plus de 22 millions d’habitants. La forte majorité se trouve en bordure du continent dans des grandes villes telles que la capitale Canberra, ou Sydney, Melbourne entre autres. Cependant, près de dix pour cent occupe toujours le coeur du pays, le bush et l’outback, couvrant plus des deux tiers du territoire.
Cet essai photographique a été réalisé pour l’essentiel dans l’état du Territoire du nord, qui se situe dans la partie centrale et nord du pays : ici, le temps et les distances s’étirent, l’horizon en devient obsessionnel.
La population de l’outback ne subit pas un tel environnement, elle épouse le rythme que cet isolement impose malgré l’impuissance que l’être humain peut parfois éprouver face aux forces de la nature. Les racines de ces habitants, plus ou moins récentes, sont bien implantées. D’autres sont venus d’une contrée lointaine voire d’outre mer, le désert leur a révélé plus que ce qu’ils n’ont jamais espéré. C’est alors un nouveau départ, au milieu de nulle part, il y a tout à faire.
Les quelques villes comme Alice Springs, aux portes de la terre rouge, apparaissent comme des mirages regorgeant d’abondance, tableau d’une oasis de la consommation. Mais lorsque l’on quitte le bitume pour s’enfoncer sur ces routes poussiéreuses, la vie prend une toute autre
dimension : vivre dans une vaste ferme exige une autonomie et une grande force mentale. Du sang froid pour ces jeunes pilotes qui desservent des communautés toujours plus loin derrière l’horizon. Un sentiment viscéral d’appartenance a ces terres, pour d’autres qui vivent sans électricité, ni confort.
En 1928, prenant conscience de l’isolement d’une partie de la population, le révérend John Flynn créait les médecins volants, flying doctors, afin d’aller soigner en avion les personnes dans ces fermes lointaines. En 1944, c’est l’éducation qui sera améliorée, grâce à la radio, l’école par les ondes, School of air, voit le jour. Encore aujourd’hui les enfants ne vont pas a l’école, mais l’école vient à eux grâce à internet et Skype.
J’ai croisé le chemin de Franck, guérisseur aborigène qui vit pour préserver son histoire, Mike, australo-maori, sillonnant le désert avec un
chapiteau et ses boxeurs, une aventure commencée par son grand père dans les années 20.
J’ai aussi suivi Sarah, pilote de 24 ans survolant le désert, Henry, 11 ans, au volant d’un 4x4, Shaun, fermier qui rêve de visiter Rome. Plus dans le nord, je me suis enfoncée dans le bush tropical du Wetland, avec Eddy pour qui sa terre natale n’a aucun secret, et bien d’autres personnes, qui m’ont fait partager une bribe de leur vie, un grain de sable de leur désert.
Immensité rugueuse et magnifique, violente et lumineuse, une hostilité qui se laisse apprivoiser si on veut bien en prendre le temps, un lien unique en somme, une histoire personnelle.


Viviane Dalles

représentée par la maison de photographes : signatures



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