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mikio sakamoto
© mikio sakamoto © mikio sakamoto © mikio sakamoto
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Inversion étrange, ici le dehors paraît un intérieur.

A l'abri des interventions humaines, mares, rivière ralentie au flux mourant, fossés, franges boisées, sols gorgés d'eau, asiles de la faune et des insectes et des serpents, lumière rare, mousses, lianes, lisières : point d'horizon dans l'enchevêtrement des tiges et des frêles troncs, absence de ciel ou juste son reflet de plomb dans l'eau stagnante. Le regard plonge vers le bas ou se heurte au végétal, aux branches brisées comme de vieilles armes couchées pour en finir plus vite. Murs, sol, rideaux.
Chaque photographie crée ainsi une question, étirée entre un aspect primitif du monde et la modernité invisible de l'immense hors-champ du Japon.
Le rapport au temps et à l'espace se heurte à l'épaisseur impénétrable des taillis et des arbres chétifs voués à pourrir qui jamais n'auront l'allure des futaies dans l'histoire des forêts.
Dans certaines images, l'enregistrement recueille la splendeur de l'aube ou de l'avant-crépuscule ou la lumière se fige dans l'aplat métallique de la surface aquatique : mutisme du regardant et simple présence au monde. Une gaieté méditative emplit le cadre et rayonnent les non dits, les croyances intimes prises dans le réseau des branches et attachées aux pastilles vertes des feuillages, emberlificotées dans les brindilles, les lianes et les mousses.
Les images les plus sombres ou les plus platement tristes semblent contenir la mémoire d'une scène débarrassée de son cadavre et la perception d'un fait antérieur ramène la perception du temps. Mais le bois se décompose et enrichit l'eau déjà couverte de lentilles, dense et mère de multiples vies, Mikio Sakamoto sonde la perte, l'engloutissement et la décomposition mais aussi, la fermentation et le commencement du bouillon de culture dans ces interfaces entre le monde terrestre et aquatique.
Certes le blanc est la couleur du deuil mais parfois la neige adoucit la confusion et la redessine, le blanc prend le relais du vert ou l'estompe, dépaysant le lieu ou accentuant les profondeurs et les lignes jusqu'à suggérer le décor d'opéra quand le drame se résout et la peine s'apaise.
Souvent, Mikio Sakamoto réussit un tour de force, l'image elle-même devient une cellule de sûreté sous les arceaux des troncs moussus et des branchages empêchés de se dresser. Le geste photographique est oublié, l'intention et la circonstance sont invisibles : reste le lieu et celui qui y est, oubliant qu'il regarde.




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