En 1992, j'utilise le photomaton, un objet banal que je me réapproprie. Je suis sur et dans le photomaton. J'y suis nu, j'y suis mort, je n'y suis
plus.
En tant que support ou objet du quotidien le concept du photomaton se décline en deux moments: celui de la réalisation, parfois subversive (mise en place et rencontres). Chaque photomaton a une histoire. Et celui de la lecture: intention, image de soi, langage, décomposition et recomposition des cadres. Chaque photomaton est une histoire.
Le photomaton devient pour moi le petit théâtre de soi.

Marco Bellini, Ecrire au photographe