| Je donnerais tous les paysages du monde pour celui de mon enfance. Emil Michel Cioran Rasinari, fabuleux village de Transylvanie, mythe dans le mythe, qui a vu naitre de nombreux hommes de lettres Roumains tels que le poète Octavian Goga ou le philosophe Constantin Noica, Rasinari qui avant tout est ce paradis perdu et jamais retrouvé qu'a tant idéalisé Cioran. Dans le cadre d'un projet en collaboration avec l'écrivain Mathyas Lefebure, Cioran's Road, The Lost Eden, Rasinari se retrouve à nouveau sous les feux de l'objectif. Village à la fois paisible, qui de l'Occident ne connait que Rocky et Jean Claude Vandamme et à la fois mouvementé, où se nouent des intrigues, des disputes, des liens, sous le silence paisible de mon 50mm. J'ai suivi quelques habitants de ce village, pendant 5 semaines, du bistrot local à la découpe du cochon, en passant par les repas improvisés dans la pauvreté mais aussi dans la fraternité, m'immergeant ainsi et faisant oublier cet appareil photo braqué en permanence sur eux Je vous présente quelques unes de ces photos, donnant ainsi une vue globale de ce projet. Ce reportage trouve sa place dans l'ensemble de mon travail photographique qui est d'immortaliser les derniers soubresauts du communisme qui tout doucement laisse la place à un monde capitaliste. C'est cette transition que vous trouverez dans mes images, transition faite de contrastes, comme l'ensemble du pays, contraste de la jeunesse cotoyant la vieillesse, de la pauvreté cotoyant la richesse, contrastes se mélangeant pour faire de la Roumanie un pays à part et méconnu de nos riches contrées occidentales, pays que j'aimerais vous faire découvrir de part mon regard. Visite du site du photographe ; Ecrire au photographe |