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Mon premier contact avec la photo remonte à l'année de mes 15 ans (j'en ai 40 et demi). J'ai passé un mois entier la pénombre silencieuse d'une chambre noire pour tirer 60 portraits (n&b) en pied et à taille réelle des rescapés des camps de lamort.
Depuis, les images se sont multipliées, persuadé que je suis de la fugacité du temps. J'ai les yeux baladeurs et je ne comptepas me soigner, loin de là. Mes yeux sont constament ouverts sur tout ce qui m'entoure. J'ai attendu patiemment de pouvoir construire mon labo et c'est devenu mon chez moi, là où je fais ce que bon me semble, dans la pénombre aujourd'hui emmusiquée de mes 4 m2 et les odeurs d'hyposulfite. Je n'ai aucune prétention, c'est juste là que je me sens artiste.
Bruno Jans, Ecrire au photographe
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