Solitude urbaine


Cela fait déjà 3 ans que chaque hiver je me consacre à cette série qui m’est chère. Je photographie des hommes et des femmes seuls ou qui le semblent dans cet environnement urbain qui peut devenir oppressant. J’observe, et je suis curieux. A quoi peut bien songer cette jeune fille dans le train? ou ce vieillard au regard lointain?

Mais au-delà de l’autre, c’est ma propre image qui m’attire. De ce fait mon travail tient plus de l’introspection que du simple reportage. Je ne veux pas témoigner de la solitude, mais de ma solitude : celle des grandes villes qui semblent exacerber le sentiment d’anonymat, de mélancolie.

Ainsi, ce travail est une sorte d’exutoire, une série d’autoportraits. Si la solitude est le plus souvent associée à la tristesse, je lui trouve néanmoins une grande beauté et une certaine fascination. C’est certainement cela qui m’a poussé à traiter ce sujet de façon graphique voir iconographique. Enfin, cette série peut être abordée de deux manières : comme un sincère travail sur une émotion personnelle, mais aussi plus simplement comme un constat sur les incohérences de nos agglomérations : plus on est entouré, plus on est seul.

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