Cette série de photographies a été réalisée à Toulouse (dans le quartier des minimes), à Paris (dans le XIVeme arrondissement) ainsi qu’à Malakoff.
Ces quartiers où je n’ai pas grandi, je les ai arpentés fréquemment – la nuit de préférence – parce que leurs murs, leurs maisons semblaient plus paisibles qu’ailleurs. A côté de la grande ville, je me sentais comme chez moi dans ces rues pensives, au milieu des jardins paresseux. Là, ces rues vides qui s’étaient abritées des ravages des urbanistes comme elles le pouvaient, formaient un splendide terrain de jeu, avec des pavillons mystérieux presque engloutis par l’obscurité, des coins de rue à faire peur, des façades prêtes à disparaître… Et derrière ces fenêtres, des histoires à inventer.
Une présence fantomatique flotte sur ces photos. Tout cela ne semble pas bien réel, comme dans un songe, comme l’image qui reste d’un rêve, imprécise, floue, prête à disparaître.
On reste devant le portail d’une maison, on regarde dans le jardin, mais on n’entre pas. Qu’y trouverait-on ? On risquerait d’être déçu ; le charme serait rompu, et l’endroit où l’on avait décidé de se cacher, dévoilé.


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