SOUSTRACTION

La carrière des Baux-de-Provence a cette particularité d’avoir une exploitation à ciel couvert pour préserver le site du « Val d’Enfer ».

L’exploitation des veines oblige l’ingénieur à devenir l’architecte d’un monument dont l’ampleur de ces galeries peut s’assimiler aux dimensions monumentales des édifices religieux, sans être habité pour autant d’essence divine.

« Construction » qui se réalise par soustraction et dont chaque pierre extraite élabore l’architecture en laissant son empreinte, procédé similaire à celui de la photographie argentique qui s’imprègne de la lumière pour être son empreinte dans le métal argent.

À l’heure où la pratique photographique se tourne vers la technique numérique, ce lieu pourrait être pris pour un monument de la photographie argentique…


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