Les Yeux, La Nuit ! Les Yeux, La Nuit !
Les Yeux, La Nuit !


SALLE  I
Une installation d’Eric POITEVIN
Sans titre. Installation inspirée par le tableau  « Jeanne d’Arc » de Jules Bastien-Lepage (1879), conservé au Metropolitan Museum de New-York, dans le cadre d’une commande du Conseil Régional de Lorraine en 2004.
En regard de l’image vidéo du tableau de Bastien-Lepage, Eric Poitevin propose deux projections de paysages qui invitent à l’attention par leur cadrage, par le passage sensible du temps. Ainsi chacun est invité à faire l’expérience du contenu symbolique du paysage à partir d’images recueillies pendant un an dans la nature meusienne.


SALLE II
KINGFISHERG (Belgique) : vidéo-concert
'The Heartspray', premier mini-album fraîchement paru de KINGFISHERG (sur carte postale records) est composé de morceaux courts, mélodiques et émotifs à l'atmosphère contemplative et parfois dramatique. Sur scène, le liègeois ajoute des couleurs à ses rythmiques... Un parfum de clouddead et de four tet se répand dans la pièce...  En résonance avec  des images vidéos créées spécialement pour la manifestation.
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SALLE III –  POESIE DE LA SCIENCE 
L’Attraction universelle de Erik BULLOT / 13 :00  / 2000 / FRANCE (16mm – diffusion en DVD)
L’Attraction universelle
Voyage en train, cartes du ciel observées à la loupe, danse sur un fil, toupies, attractions, manèges, globe terrestre, disques, danse, Luna Park, grande roue nocturne, feux d’artifice, saut à l’élastique composent diverses séquences qui évoquent la physique de Newton et provoquent le tournoiement et le vertige.Des traités d’astronomie, le catalogue des étoiles sont lus dans plusieurs langues (allemand, arabe, castillan, français, italien), au gré de musiques de variétés.Échappant à la gravitation, défiant la pesanteur, défaisant la marche circulaire des corps dans l’espace, sommes-nous en mesure aujourd’hui d’accomplir une nouvelle révolution ?
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While Darwin sleeps de Paul BUSH / 5 :00 / 2004 / ROYAUME-UNI
While Darwin sleeps
Plus de trois mille insectes apparaissent un par un dans ce film. Tandis que les couleurs luisent et changent sur leurs corps, on dirait qu’un programme générique vieux de plusieurs millions d’années se met en place en quelques minutes. Cette luxuriante création semble défier les explications des évolutionnistes et  pourrait représenter un rêve à la mescaline de Charles Darwin.Ce film est inspiré de la collection d’insectes du Musée d’Histoire Naturelle de Lucerne. Les insectes se suivent, déploient leurs antennes, s’étalent, battent des ailes, comme pour échapper aux épingles qui les fixent pour toujours dans les vitrines. L’espace d’un instant, on a l’illusion que ces créatures vivent encore.
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Saga sachets (Légende du Val de l’Ourthe et de l’Ambève) de Jacques-Louis et Danièle NYST / 20 :00  / 1989 / BELGIQUE
Les « saga sachets » sont des enveloppes légères emportées par des courants d’air. Ils arrivent avant le printemps au val de l’Ourthe et de l’Ambève où ils se posent à l’envers. Dans cette position, ils chuchotent à la planète les histoires qu’ils ont recoltées pendant l’année. Nos narrateurs tentent de découvrir leur mystérieuse origine.
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The Forest de Tamas WALICZKY / 5 :00 / ALLEMAGNE
Une animation monochrome représentant une forêt qui s’étend à l’infini selon les axes x, y et z. Les déplacements vers l’avant, l’arrière, la gauche ou la droite ne permettent jamais d’en atteindre la fin. Il n’y a ni origine, ni destination. Il n’y a pas de ciel, pas de sol, pas d’horizon. Il n’y a pas de points de répères pour s’orienter dans l’espace. Rien que les mêmes arbres, encore et encore.La bande-son donne au spectateur l’impression d’être dans un train, mais le voyageur n’est pas seul, inlassablement une voix de femme répète les paroles d’une berceuse allemande. Si l’on cherche à atteindre le bout de la forêt ou à savoir où l’on se trouve, cela devient un cauchemar. Mais si l’on prend simplement plaisir au voyage, alors la forêt infinie, le bruit métallique du train et la voix de la femme procurent  un  sentiment de paix.
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A short history of the wheel de Tony HILL / 1 :00 / 1993 / ROYAUME-UNI
A short history of the wheel
Des images  très inventives sur les différentes incarnations de cette technologie qui a révolutionné le monde.
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Der laufe der dinge de Peter Fischli et  David Weiss / 30 :00 / 1987 / SUISSE
(16mm diffusé en DVD)
Der laufe der dingeA l’intérieur d’un entrepôt, une structure de 20 à 30mètres de long, étrange et précaire. Sa mise en mouvement provoque une réaction en chaîne. Le feu, l’eau, le loi de la gravité aussi bien que la chimie, déterminent le cycle des objets – et des choses. Une histoire qui a à voir avec les causes et les effets, la mécanique et l’art, l’improbabilité et la précision.


A Chypre de Marcel DINAHET / 1 :20 / 2000 / FRANCE
A Chypre
Le caméscope logé dans son caisson étanche filme une usine placée dans son champ.
Sont filmés simultanément cette usine au loin, l'interface eau-air et le milieu sous-marin qui parait très proche. Cette usine qui dans la réalité est très imposante devient un objet fragile et flottant.
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SALLE IV  - Panlogon
LE PANLOGON 2 automne 2004 / printemps 2006 de Lydie Jean-Dit-Pannel  / 30 :00 / FRANCE
PANLOGON
(# 445 à # 572) in progress
Prix de l’œuvre d’art numérique SCAM 2005Le Panlogon est une collection de plans séquences vidéo, sortes de haïkus visuels et sonores, de quelques trames à quelques minutes. Ces plans sont numérotés de 0 à l’infini. Comme des antennes sur le monde, ils sont à la fois autoportrait, journal de bord et carnet de croquis de Lydie Jean-Dit-Pannel.
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SALLE V – LE TEMPS QU’IL FAIT
Enlighten de Christoph GIRARDET/ 5 :10 / 2000, ALLEMAGNE
ENLIGHTEN utilise le principe du Found Footage : collage d’images d’éclairages provenant de toutes sortes de films. Ce sont des clichés suggérant le drame, la fatalité ou des forces divines. Séparés de leur contexte narratif, ils deviennent des signes associés à une émotion. En raison de l’alternance lumière/obscurité, associée avec “l’électricité”, les images nous évoquent une machine qui semble sans cesse alterner entre marche /arrêt. Le rythme du montage, la vitesse croissante entre les séquences courtes et les pauses, ainsi que le montage sonore synchronisé qui élève l’intensité originale des images, provoque une interaction suggestive entre la lumière et l’obscurité, la présence et l’illusion.
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Rage dedans de Olivier Moulin  / 9 :00 /2001 / BELGIQUE
« Quand la tortue devenait insupportable il lui donnait une feuille pour qu’elle s’invente des salades ». Et l’atmosphère devint tantôt pesante, tantôt légère, impressionniste et brillante.

KliazmaKliazma de Marcel DINAHET / 0 :30 / 2004 / FRANCE
Moscou fin septembre sur le lac Kliazma à Moscou, il commence à pleuvoir . Nous sommes au début de l'automne. Les gouttes de pluie tombent lourdement et l'espace au loin se fige.
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Looping de Véronique LEGENDRE / 7 :00 / 1988 / FRANCE
Signes énigmatiques du trajet, traversées de ciel où rien ne s’attarde sous l’emprise de la vitesse. Le tracé provoque le plaisir d’abstraire jusque dans le voyage.
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SALLE VI – PULSIONS DU DESIR
Ne dites pas à ma mère
Ne dites pas à ma mère de Sarah Moon HOWE 27 :00 / 2003 / BELGIQUE
Je fais du strip-tease depuis mes 22 ans. Je voulais voir et être vue. Je voulais explorer ma féminité à travers les regards des autres. Je voulais me brûler les ailes, sentir la peur et au bout de chaque nuit, en réchapper. Pendant toutes ces années, j’ai filmé en super8 noir et blanc ce que je découvrais dans ce monde souterrain. Ce film est un témoignage, une tranche de vie.

Wouldn’t it be nice de Emmanuelle ANTILLE / 14 :00 / 1999 / FRANCE
Wouldn't it be nice prend pour cadre une réunion familiale à l'occasion d'un déjeuner réunissant trois générations. Un "film de famille" tourné avec les propres membres de la famille de l'artiste (et elle-même), mais qui s'engage d'emblée, par le biais du montage, dans une construction fictionnelle s'attachant aux retrouvailles de deux sœurs jumelles, et à leurs relations ambiguës.
Emmanuelle Antille situe son film sur un terrain d'interprétation freudien, mais développe aussi une critique de la famille comme ensemble de coercitions tacites, comme lieu du refoulement et des frustrations.
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Release de Christoph GIRARDET / 9 :30 / 1996 / ALLEMAGNE
«RELEASE est un film de destruction. Quatre séquences de King Kong ont été digitalisées, mises en pièce en mille fragments. Leur séquence rapide a cependant généré — à cause de l’inertie de l’œil — un nouveau mouvement quasiment organique. Dans la tension de ce montage ultra rapide et ralenti se tient Fay Wray, à la merci des spectateurs (monstres). Les gestes exagérés de la femme hurlant en boucle déploient sur un son synthétique et archaïque une narration propre parcourant toutes les étapes de la peur et du désir.» Marcel Shwieren. 
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Réflexion sur la puissance motrice de l’amour de Pierre TRIVIDIC  / 11 :00 / 1989 / FRANCE
La chaleur fournie par l’esprit saint est l’Amour (ici celui de Dieu, parfaitement pur), le corps de Marie est froid parce qu’il n’a jamais reçu d’amour (elle est vierge). L’Esprit Saint porte donc la température de la Vierge à son point d’ébullition. Dès lors, elle est en mesure de produire le véhicule de la chaleur dont elle a été saturée, c’est-à-dire Jésus, équivalent ici de la vapeur. Tels sont les préceptes de base de l’Eglise Thermo-Evangélique, somptueusement illustrés ici.
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SALLE VII – DUALITE
Chat contre lapin de KORNER UNION / 5 :00 /  SUISSE
Un chat et un lapin sont attachés ensemble …
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Les Mariées de Kate ROSS et Judith JOSSO
Un même espace, une cloison, un fil , deux fourchettes, deux femmes pour un étrange repas.
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Freezing de Bart DIJKMAN  / 1 :30 / 1995 / PAYS-BAS
Pris sur le vif : un face à face entre maître et chien.
Freezing
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De la guerre civile de Nicolas BARRIE / 4 :00 / 2004 / FRANCE
De la guerre civile
Les amis des amis de mes amis sont mes amis
Les amis des amis de mes ennemis sont mes ennemis
Les ennemis des ennemis de mes ennemis sont mes ennemis
Les ennemis des ennemis de mes amis sont mes amis
Les amis des ennemis de mes ennemis sont mes amis
Les amis des ennemis de mes amis sont mes ennemis
Les ennemis des amis de mes amis sont mes ennemis
Les ennemis des amis de mes ennemis sont mes amis
(Je n’aimerais pas avoir à vous le répéter)
Extrait du texte  « De la guerre civile »  de Jean-Michel Espitallier

Ebranlement de Erik BULLOT / 4 :00 / 1997 / FRANCE
Ebranlement
“ Attaquer peu souvent, toujours par surprise ou par ébranlement ” nous enseignent les manuels d’escrime. L’émotion obéit-elle à une impulsion mécanique ? La rencontre, sur une table de montage, d’un duel d’escrime et d’un feu d’artifice.
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La vendangeuse de Gabriel HAREL / 5 :00 / 2006 /  FRANCE
Vidéo fiction sur la dualité entre l’homme et la machine, entre une vendangeuse, Laurence, et une machine à vendanger qui fait le travail de 5 personnes et 10 fois plus vite. Si le phénomène de mécanisation en milieu rural n’est pas nouveau, il n'en  reste pas moins une question d’actualité : la course à la rentabilité. Un montage qui s'appuie sur la répétition, la reconstitution du mouvement et des rythmes, la compression et l'accélération du temps, l'accumulation et la saturation des sons, pour évoquer les cadences du travail et lescontrôles des rythmes des vendangeurs.


SALLE VIII – SURVIE
Oyapock de Lucas BAMBOZZI / 12 :00 / 1998 / BRESIL
Oyapock
Dans une ambiance de frontières, entre le Brésil et la Guyane française, de petites histoires révèlent l’état de mécontentement avec l’époque actuelle. Les gens se voient, d’une manière obsédante, comme ce qu’ils pourraient être, seulement au-delà de la frontière.
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Les saisons d’Artavadz PELECHIAN  / 29 :00  / 1972
Les saisons d’Artavadz
Un film de Pelechian ne se raconte pas, et pourtant chacun d'entre eux pourrait commencer par Il était une fois l'homme… L’homme y est souvent vu en prise avec une nature forte et pleine qui le guide, le transporte et le protège. Pelechian nous parle d’humilité et de rapport au temps.
Les films de Pelechian réservent une expérience extra-ordinaire, L’émotion qu'il restitue dans ses œuvres est pure et brute, elle saute au visage autant qu'au cœur comme une fulgurance, intraduisible par des mots ou des paroles. Il n'écrit d'ailleurs jamais le scénario de ses films de façon classique. Il ne s’agit pas de fiction : ni dialogue ni acteurs, mais de la musique. Ce n’est pas du documentaire au sens qu’on connaît : ni paroles, ni narration, l’image ne témoigne pas. Ce sont des bribes de phrases, des images rêvées qui suggèrent la vie.
«Le cinéma s'appuie sur trois facteurs :l'espace, le temps, le mouvement réel. Ces trois éléments existent dans la nature, mais, parmi les arts, seul le cinéma les retrouve.» Artavazd Pelechian

Show your tongue de Seoungho CHO / 6 :08 / 2005  / ETATS-UNIS
Show your tongue
C’est la surface de l’eau qui constitue en quelque sorte la première strate de ce travail de Seoungho Cho. On la regarde du dessus, de très près. D’un bleu profond, elle ondule en petites vagues douces. Aussi fin et vivant que cette membrane gracieuse, le son constitue la deuxième strate. Puis lentement on commence à apercevoir les monstres qui vivent sous cette peau. Ecailles et nageoires ondulent et se frôlent, des bouches béantes claquent à la surface de l’eau. Cho manipule subtilement l’image des ces animaux pour former un véritable motif vivant. Une structure qui se construit toute seule, strate après strate, et qui pourrait continuer à se développer dans votre imagination jusqu’à consumer l’objectif, le film et la rétine du spectateur.
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SALLE IX ET SALLE X – AU REPOS
SALLE X
Twist over de ROMA NAPOLI et BLACK SIFICHI  / 50 :00 / 2005 / FRANCE – Installation
Le film projeté avec l’installation vidéo « Twist Over » est une série de plans vidéos fixes, filmé au ras du sol de l’intérieur d’une tente igloo. Visions de la nature que l’on a, lorsque notre espace quotidien se fond avec la terre.  Vivre dehors avec comme seul écran, la toile de la tente.
Sur ces plans, s’inscrivent parfois des extraits du texte « Le droit à la paresse » de Paul Lafargue, édité en 1883. La bande son est le bruit ambiant avec par moments la voix-off, en anglais, du texte incrusté dans la vidéo.
Ce film à usage philosophique représente un espace temps d’évasion dans la nature. Un espace de relaxation mentale, condition idéale pour méditer sur le texte de P. Lafargue, réfutation des bienfaits du travail organisé sur l’homme. Une friction entre les images, le texte et le son ambiant qui toujours rappelle la civilisation mécanique.

SALLE IX
La station de Sergei LOZNITSA   / 25 :00 / 2000 /  RUSSIE (35 mm diffusé en DVD)
Les trains voyagent à travers la nuit sans s’arrêter. Le cliquetis de la voiture, tout comme le hurlement de la locomotive, disparaissent rapidement. Les voyageurs à la gare sont  tous endormis. Pourquoi sont-ils si épuisés ? Qu’attendent-ils ?
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Voir ou revoir le site de l'édition Les Yeux, La Nuit #2 (2005)
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