Qui suis je ? Que se cache-t-il derrière cette image ?
L'image photographique peut elle être  le reflet de mon  image psychique ?
Existe-t-il un même rapport que  lie mon  visage à celui reflété dans un miroir  ou dans l’appareil photographique ?
Ces interrogations m’ont amenée à travailler sur la représentation de l'image de soi et de sa transparence dans le « champs "de la photographie plasticienne et instantanée utilisation du lomo(appareil photographique à quatre objectifs, polaroid, photomaton et peinture ....

J'aime mêler des média artistiques différents au sein d'une même oeuvre, c'est une complémentarité et syncrétisme nécessaires dans ma pratique. Je me sers de la photo comme matériau pour essayer d’élucider le sempiternel questionnement sur l’identité. Dans chaque photo (photomaton), il y a un paradoxe évident  entre une théâtralisation voulue et une grande part de hasard provoquée par la machine, le résultat final est généralement très réussi (au niveau du visuel et du symbolisme). Il y a dans mon travail, un rapport dialectique entre le "fond" et la "forme" (une fusion  entre l'écran (le miroir) et mon visage), entre la réalité et l'imaginaire, ente le moi vu par les autres et un moi vu par moi même, entre l'apparition et la disparition, entre l'achevable(pas de négatif) et l'inachevable (utilisation de rodoid,diversification de l'image par le biais d'autres média)... le photomaton est un lieu intime où je me livre comme dans mon journal intime. Chaque photo est une facette de ma personnalité qui change aux rythmes de mes humeurs,sentiments et transformations capillaires..alors j'invite toute personne à en faire autant et venir à co-créer avec moi, en me proposant des titres...
" Invitation
c’est une invitation à la transparence de l’image à la mythologie personnelle où se noient la peinture , la photo  et la poésie c’est une invitation à l’image à travers la photo plasticienne, c’est une invitation à l’identification, à la division , au metissage à la fragmentation à l’hybridation, à l'invitation vers  l’infini? "

Adeline de Oliveira, Ecrire au photographe